Les « Chant’appart » vus par…

« Je tenais à vous féliciter pour votre initiative d’implanter les « Chant’appart » en Suisse. Pour y avoir participé en France, en Belgique, au Québec, mon passage chez vous me prouve que le choix de Bernard Kehyruel était le bon.
La qualité de l’accueil, du public et les conditions de passage, tout était réuni pour faire de ces spectacles un peu particuliers un moment d’exception.
Bravo aussi pour votre programmation qui n’aurait rien à envier à celles des salles spécialisées.
Merci encore et longue vie aux « Chant’appart ».
Cordialement. »

Xavier Lacouture


« Faire un concert en appartement a été pour moi un moment unique et donc gravé pour longtemps dans ma mémoire tant il est vrai qu’on est très proche du public. Je dis « public », mais je crois que le terme n’est pas tellement approprié. Vu le lieu, le contexte, la proximité et la complicité qui s’installent entre les gens et l’artiste et ce, dès les premiers instants du tour de chant, j’aurais presque envie de dire que ce n’est pas un public, ce sont tous des amis, le temps d’un concert.
Un concert en appartement est un bon moyen de mettre de la couleur dans une journée en noir et blanc. »

Toufo


« Dans un roman de cape et d’épée, le héros disait : « Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi ! »
Eh bien c’est un peu ça que vous proposent Viviane et Marie-France, l’èRe Des BelLes : si vous ne venez pas – ou plus- à la chanson, la chanson viendra chez vous. Et là, ingrats, vous vous apercevrez qu’elle vous manquait, cette bonne vieille chanson française avec des mots, du sens et des mélodies. De la chanson sans strass ni toc ni paillettes ni esbroufe, ni fla-fla ni artifice ! Et chez vous, là, tout près, à quelques centimètres, sous vos yeux, dans vos oreilles, directement du producteur au consommateur, sans intermédiaire, sans laser, sans play-back ni décibels cache-misère, de la chanson, je vous le dis !
Comme à l’Ecluse au temps de Barbara, comme aux Faux-Nez des belles années, comme chez Jean Villard Gilles… Evidemment si vous préférez les écrans géants et les odeurs de merguez frites, libre à vous. Mais on vous aura prévenus. Nous on se prépare, que dis-je, on se mitonne des petites soirées délicieuses entre amis.
Il n’y en aura pas pour tout le monde, na ! »

Gilbert Laffaille


« La culture commence à la maison. Le concept du spectacle chez l’habitant est l’essence même de l’enrichissement culturel :
contrairement à la télévision, impersonnelle et inerte, le spectacle y est vivant et interactif ; le public y est acteur.
Avec ma pianiste, nous avons eu le bonheur de participer deux années de suite (2004 et 2005) à de nombreux Chant’appart en Vendée. Et comme par miracle, nous qui ne sommes pas médiatisés, nous avons pu constater les effets incontestables un an plus tard : nous avons rempli le joli théâtre de la Roche-sur-Yon en avril 2006 et en novembre, même phénomène à Olonne-sur-Mer à quarante kilomètres de là… idem cette année près de Cholet. Nous avons conquis une région ! Ce public ne serait jamais venu me voir si nous avions simplement été programmés dans le cadre d’une saison culturelle normale. Ce succès est simplement la suite logique : Chant’appart a révélé à un public potentiel qu’il existait autre chose que ce qu’on lui servait à la radio et à la télé. Le mot-clef est bien révélation. Révélation d’un public neuf, curieux, enclin à se fidéliser. Révélation pour les artistes qu’ils sont espérés, peut-être secrètement et silencieusement….
C’est à la source que l’eau est la plus fraîche et la plus pure.
Si j’étais ministre de la culture, je commencerais à aider les plus petites salles de spectacle et non les plus grandes.
èRe Des BelLes vous avez raison ! Poussez vos meubles et ouvrez votre porte. La plus plus belle petite salle de spectacle est votre salon. »

Bernard Joyet


« Que dire de l’indicible des rencontres, des visages qui s’illuminent.
On fait des chansons, on les écrit dans notre coin cachés, secrets, timides, pour qu’un jour elles sortent au grand air sur des esplanades ou dans des livings helvètes.
On fait des chansons pour des inconnus, de belles inconnues, et vous êtes là, au coin du bois pour craquer l’allumette, pour qu’on incendie, sans dégâts quelques cœurs, quelques mirettes…
Longue vie aux pyromélomanes !!! »

Hervé Lapalud